Foma 2017 à Lisbonne : Bilan et perspectives

Foma 2017 à Lisbonne


Le 7 et 8 avril 2017, des anciens élèves issus de quarante huit établissements français à l’étranger, dont de nombreux représentants d’associations locales se sont retrouvés à
Lisbonne pour la 4e édition du forum des anciens élèves des lycées français du monde (Foma 2017). Un invité d’honneur, Eduardo Ferro Rodrigues, le président de l’Assemblée de la République portugaise, ancien élève du lycée de Lisbonne a également, par sa présence et son témoignage soutenu l’événement. Le forum a réuni notamment des représentants du ministère des affaires étrangères et du développement international, des sénateurs des Français de l’étranger, des personnels de direction des lycées, des représentants thématique du réseau des anciens élèves. Les lycéens du
lycée Charles-Lepierre de Lisbonne se sont aisément mêlés aux anciens et ont participé à l’organisation et aux travaux.

A retenir

Une élection

Le conseil d’administration de l’association des anciens des lycées français du monde (ALFM) a élu un nouveau bureau pour trois années. Ils auront notamment pour mission de s’assurer de la mise en oeuvre des propositions formulées lors de ce FOMA 2017. René Randrianja, ancien élève du lycée français de Tamatave (Madagascar) a été réélu au poste de président de l’association.

Une convention

Une convention-cadre de partenariat sur trois ans a été signée entre l’AEFE et l’ALFM. Elle établi les engagements de l’agence et de l’association et la stratégie globale pour le développement du réseau des anciens au bénéfice des élèves (futurs, présents, anciens), des établissements, des associations locales, des représentants diplomatiques et de leurs antennes culturelles et économiques.

Un réseau en ligne

Au vu des attentes exprimées au FOMA 2017, le directeur de l’AEFE a annoncé la création d’une plateforme numérique dédiée aux anciens élèves pour l’automne 2017. L’ALFM et les associations locales sont partenaires pour l’animation et la gestion de ce futur outil. Une convention spécifique sera signée dans ce cadre. Cette plateforme répondra aux besoins formulés par les anciens élèves : elle sera un réseau social et professionnel qui permettra d’organiser l’entraide morale et matérielle, et en particulier, faciliter le parcours professionnel des anciens. Lieu d’interactions intergénérationnelles et mondiales, elle offrira une visibilité importante au réseau des anciens des lycées français du monde.

Foma 2017 : Sept ateliers thématiques

Les participants du Foma 2017 ont été invité à réfléchir en petits groupes autour des différentes thématiques propres au réseau des anciens élèves et à leurs associations. Ils ont dressé la liste des difficultés rencontrées, des défis à relever, ont échangé sur leurs pratiques, mutualisé leurs bonnes idées, imaginé des solutions et proposé des projets… Voici, par atelier, les propositions formulées.

1. Identité et appartenance des anciens élèves

Les anciens élèves sont issus des 495 établissements français présents dans 137 pays. Ils sont de toutes nationalités, de tous âges, de tous milieux sociaux-culturels confondus. Ces anciens ont pourtant fréquenté des écoles et lycées bien particuliers, lieux de transmission de savoir où toutes ces différences se rencontrent. Ils ont en partage une éducation, des valeurs et une langue. De Bamako à New York, de Tokyo à Bogota, de Rome à Cambera, l’expérience de l’enseignement au sein d’un lycée français a marqué ces individus. Alors, comment cultivé cette spécificité, comment mettre en avant ces atouts ? Voici les réponses des participants à cet atelier :

  • Dresser – une liste de mots et d’expressions exprimant au mieux l’identité des anciens élèves.
    Utilisables par tous dans nos communications respectives et permettant une transmission efficace entre tous les acteurs. De génération en génération, ces éléments de langage permettront aux anciens de mettre en avant l’ouverture d’esprit, la tolérance et l’aspiration à l’excellence qui leur sont propre et d’avoir un message cohérent et convaincant vis à vis des personnes extérieures au réseau.
  • Cultiver – le sentiment d’appartenance.
    Les anciens sont prêts à donner de leur temps pour des rencontres, entre anciens certes, mais aussi auprès d’élèves. Cela afin de les aider à faire le lien entre leur formation au lycée et leur future vie professionnelle. Il apparaît que les élèves du réseau n’ont pas conscience d’avoir un profil spécifique qui constitue un atout pour leur vie professionnelle future et donc pour des employeurs potentiels. Il faut donc davantage cultiver chez eux, le sentiment d’appartenance et de singularité. Leur faire prendre conscience de cette spécificité les motiverait certainement à s’investir dans le réseau des anciens élèves.

2. Créer et dynamiser une association locale d’anciens

Les anciens vivent aujourd’hui au quatre coin du monde, c’est une des forces du réseau. Mais, il faut le rappeler, ce sont aussi et avant tout les associations locales d’anciens élèves, qui recrutent les anciens, mettent en oeuvre des manifestations concrètes et sont en lien avec les établissements et les élèves. Conscients de cela, les participants de cet atelier ont fait les propositions suivantes :

  • Avoir – un interlocuteur « référent » chargé des relations avec les anciens élèves dans chaque lycée. Dans certains lycées, l’administration a même recruté des anciens élèves pour dynamiser l’association ! Une collaboration régulière avec l’administration du lycée est indispensable pour donner une vraie crédibilité à l’association.
  • Informer et Impliquer – les professeurs aux projets de l’association via le référent ancien élève. Sans cette collaboration, il est difficile d’assurer une vraie continuité en captant de nouveaux membres, surtout. Si les futurs anciens ne connaissent pas le travail des associations locales, l’association aura tendance à disparaître.

3. Que peut-on attendre d’une association locale d’anciens élèves ?

On compte près de 80 associations locales d’anciens élèves des lycées français actives ou en création, de nature parfois très différente. Les participants de cet atelier ont réfléchi au rôle des associations locales et aux actions qu’elles peuvent mener. Si les associations doivent être aux services des anciens élèves, notamment pour les aider à constituer un capital social précieux, elles ont aussi un rôle à jouer dans la vie de l’établissement auquel elles sont liées.

  • Appuyer – les anciens élèves dans leur recherche de stage, d’emploi, d’opportunités d’affaires. Ce, en participant au carrefour des métiers organisé dans l’établissement et en renforçant et en institutionnalisant les liens avec les chambres de commerce présentes dans le pays.
  • S’impliquer – dans la vie de l’établissement. En participant au conseil d’administration et au conseil de gestion, en collaborant avec l’association des parents d’élèves, en participant aux journées portes ouvertes, en appuyant le lycée dans la mise en place du projet mobilité au sein du réseau des élèves de seconde qui sera effectif dès la rentrée 2017.

4. Les outils numériques au service des anciens élèves

Les personnes engagées dans le réseau des anciens élèves sont conscients du potentiel des outils numériques, mais de façon unanime, elles reconnaissent que le maintien d’une présence forte sur l’ensemble des réseaux sociaux, les campagnes d’emailing efficaces ou encore le maintien d’un annuaire nécessitent une expertise et des moyens humains qu’elles ne possèdent pas. Suite à ce constat, l’objectif de l’atelier a été de déterminer les besoins, selon le type d’acteurs, auxquels devrait répondre « LA plateforme numérique idéale », commune à l’ensemble des anciens élèves et des associations.

Cette centralisation sur un seul et même réseau simplifierait l’utilisation et permettrait une communication et une visibilité sans précédent. Voici les services que devra offrir la plateforme, selon les participants de cet atelier qui a suscité un intérêt particulier:

Aux anciens et futurs anciens

  • Se réunir et parfois se retrouver, au sein du réseau des anciens élèves des lycées français du monde, les contraintes géographiques en moins.
  • Bénéficier d’un réseau international unique au monde. Cela peut permettre aux anciens de promouvoir leur projet via un espace réservés aux opportunités professionnelles et d’être ainsi soutenus par la communauté.
  • Découvrir l’ALFM et les associations locales et être tenus informés des activités du réseau et des services proposés.

Aux associations locales

  • Collecter des fonds (dons, cotisations, ou paiement en 1 fois « à vie » à l’adhésion.)
  • Créer et mettre à jour un annuaire en ligne.
  • Présenter l’association locale et son actualité à des personnes externes, à ses partenaires existants ou potentiels.
  • Bénéficier d’un espace pour communiquer avec ses membres sur ses manifestations (évènements, actualités, etc.).
  • Etre notifiées de l’inscription d’un ancien du lycée auquel l’association est liée pour une prise de contact éventuelle.

Aux entreprises partenaires

  • Permettre aux bureaux des ressources humaines d’entreprises et d’organisations partenaires d’entrer en contact de façon privilégiée avec des anciens élèves du réseau.

5. Faire le lien entre anciens et futurs anciens

Le lien avec les lycéens ? Il est évident : ce sont de futurs anciens élèves. Pour un réseau des anciens dynamique et pérenne, rien de mieux que de sensibiliser ces élèves à la thématique, de leur faire découvrir l’ampleur du réseau qui s’offre à eux. En effet, peu de lycéens connaissent le réseau AEFE, il convient donc de cultiver davantage chez eux le sentiment d’appartenance et de singularité. Voici les propositions des participants à cet atelier.

Au niveau local