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Sophie Briante-Guillemont, Sénatrice : « Nous avons la chance d’appartenir à un réseau totalement unique »

1 octobre 2026
Sophie Briante-Guillemont, Sénatrice : « Nous avons la chance d’appartenir à un réseau totalement unique »

Félicitations à Sophie Briante-Guillemont, ancienne du Lycée Jean Mermoz de Buenos-Aires qui vient d'être réélue au Sénat.

Sénatrice des Français de l’étranger et ancienne élève du lycée franco-argentin Jean-Mermoz de Buenos Aires, Sophie Briante-Guillemont revient sur ses années au lycée, son parcours vers les sciences politiques et son engagement au service des Français établis hors de France.

Pourriez-vous nous parler de vos années au lycée Jean-Mermoz de Buenos Aires ?

J’ai eu une enfance entre la France et l’Argentine, avec une scolarité ici et là. J’y ai passé plusieurs années de façon discontinue, mais on peut tout de même dire aujourd’hui que j’y ai été scolarisée de la maternelle à la terminale.

Quel regard portez-vous sur cette scolarité ?

Pour moi, il y a dans ces lycées un niveau d’ambition différent et une véritable ouverture sur de nombreux horizons. Si j’avais terminé ma scolarité en France, je pense que je n’aurais pas eu le même parcours…

Alors justement, parlez-nous de ce parcours…

C’est le lycée français qui m’a mise sur la voie des sciences politiques. À l’époque – et je crois que c’est toujours le cas aujourd’hui –, des intervenants de Sciences Po venaient au lycée nous présenter l’école. Chaque année, de la seconde à la terminale, la responsable du recrutement international de Sciences Po venait à Buenos Aires nous présenter l’établissement.

Sans cela, je n’aurais clairement pas fait Sciences Po. Pour un public français, les grandes écoles sont plus familières. Pour les étrangers, et en l’occurrence pour les Argentins, les études en France sont déjà plus difficiles à appréhender, et les grandes écoles encore plus difficiles à comprendre. Il y a donc un véritable travail de pédagogie.

Et c’est ainsi que j’ai atterri en France après avoir bénéficié de la procédure internationale de Sciences Po.

Un souvenir qui vous a particulièrement marquée pendant ces années lycée ?

Je me souviens de conférences et d’intervenants exceptionnels qui étaient de passage à Buenos-Aires. À chaud, deux souvenirs me reviennent : une conférence de J. M. G. Le Clézio, vraiment extraordinaire. Mais également celle d’un Français dont je ne me souviens plus du tout du nom, qui faisait le tour du monde à vélo : il nous avait parlé pendant deux heures de son projet.

Et la suite de vos études ? Après Sciences Po, vous avez poursuivi en droit…

Les deux premières années de Sciences Po, se font en campus délocalisés. Pour moi, cela a été à Poitiers, avec une spécialité Amérique latine, mais on suit les cours de Sciences Po Paris. Ensuite, j’ai fait une troisième année à l’étranger, au Brésil, à Rio.

Puis tout le monde rentre à Paris, où j’ai suivi le master classique, en affaires publiques. J’ai ensuite fait un master 2 à la Sorbonne, à Paris 1, en droit constitutionnel, puis un doctorat de droit.

Je travaillais déjà en parallèle, puisque j’ai monté avec un associé une société de conseil politique et électoral.

Et c’est finalement un peu par hasard que vous découvrez l’ASFE (Alliance solidaire des Français de l’étranger), dont vous devenez secrétaire générale en 2018. Pouvez-vous présenter ce mouvement, un peu original, à nos Alumni ?

L’ASFE a ceci d’original que c’est un mouvement indépendant et transpartisan, dont l’unique objectif est de protéger les Français établis hors de France : éducation, santé, fiscalité, lien avec la France, perception des Français de l’étranger en France…

Nous menons un travail de terrain auprès des Français de l’étranger, notamment à travers de nombreuses actions d’accès au droit. Notre site internet contient ainsi énormément d’informations. Nous essayons de proposer une information vérifiée et actualisée, afin que les Français de l’étranger – et même les Français de France qui souhaitent partir, nombreux à consulter notre site – disposent d’informations fiables.

Nous travaillons beaucoup avec les élus pour résoudre les problèmes que peuvent rencontrer les Français, qu’il s’agisse d’une question de retraite ou d’une démarche administrative, mais aussi ceux rencontrés par les conjoints de Français, notamment sur les questions de visas.

Votre rôle en tant que Sénatrice est de défendre les besoins et les aspirations des Français établis à l’étranger…

Aujourd’hui, nous sommes trois sénateurs siégeant dans des groupes politiques différents, en accord avec l’ambition transpartisane du mouvement : Evelyne Renaud-Garabedian, Jean-Luc Ruelle et moi.

Notre particularité, c’est que nous ne sommes pas forcément d’accord sur la politique nationale, mais que nous sommes unis lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des Français établis hors de France.

Votre message aux Alumni qui nous lisent ?

Essayons de travailler collectivement pour que ce réseau d’Alumni puisse vivre au quotidien ! Chacun peut y contribuer dans son domaine.

Nous avons la chance d’appartenir à un réseau extrêmement particulier, unique par sa richesse, par son ouverture sur le monde, par sa façon de voir la société. Dans la période actuelle, il faut absolument le préserver et le développer !

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